Le Silence Du Monde : résidence en Ardèche pour artistes visuels et écrivains

La naissance de l’association et surtout du projet de résidence d’artistes qui l’anime  fait suite au décès de Jean-Claude Maes en 2013,  artiste belge multi media : peinture, images animées, scénographie, céramique qui souhaita que sa maison-atelier de Saint Vincent de Durfort promeuve  la création comtemporaine interdisciplinaire en  y invitant en résidence  des jeunes artistes ou des artistes confirmés de différentes disciplines.

L’association portant le projet de résidence d’artiste, est expressement intitulée « Le silence du Monde ».

En effet, notre démarche, reprenant celle de Jean-Claude Maes s’appuie sur les qualités du « Genius  loci », des particularités du « biotope » de Saint Vincent de Durfort, soit un lieu retiré du monde où l’artiste jeune ou pas, reconnu ou pas,  pourra trouver lors d’une période de deux à six mois une occasion de travailler dans un contexte qui lui permette calme et concentration, loin des pressions du consumérisme galopant et des urbanités écrasantes.

L’artiste aujourd’hui est soumis en effet à des pressions qui ne sont plus motrices ou inspiratrices, mais bien au contraire oppressantes, diluantes, et anti-productives!

A cet égard, la résidence d’artistes (visuels) se veut avant tout un lieu de production. La maison qui fut conçue et aménagée essentiellement pour l’activité plastique, adossée à un atelier de céramique bien équipé, peut donner toute l’ampleur nécessaire à un séjour de création concentré et fécond.

Cela n’exclut pas des restitutions sur des sites partenaires, des interventions en différents lieux du territoire, mais nous ne pensons pas que cela doit être l’objectif premier de la résidence.

L’artiste doit être préservé dans son irréductibilité, l’artiste n’est d’aucune utilité immédiate et nous tenons ici à le rappeler, les bénéfices que pourront en tirer les collectivités territoriales seront de l’ordre  de la reconnaissance d’une qualité, d’une exigence qui feront la notoriété du territoire et de ses gestionnaires  auprès de cercles d’amateurs et de connaisseurs, et génèreront un rayonnement dépassant largement le cadre territorial.

Le choix des artistes et leurs agendas est défini par une commission réunissant  à la fois

  • les acteurs de l’association « le silence du monde » qui apporte sa capacité à mobiliser les artistes nationnaux et internationnaux et garantit la qualité des projets retenus ,
  • éventuellement des représentants élus des collectivités territoriales qui soutiennent l’association et valident l’inscription des projets dans la politique culturelle locale,
  • éventuellement,  des artistes en exercice ou experts es qualité de tel ou tel domaine.

Si depuis les années 90, les résidences d’artistes abondent sur le territoire, elles se définissent soit comme le parangon de la nécessité de l’inscription de l’artiste dans le corps social, travaillant sur ou autour de projets souvent énoncés comme commandes ayant trait aux particularités souvent triviales du site dans lequel s’inscrit la résidence, soit   comme un vecteur de diffusion  de modes d’interventions culturelles élaborées au sein d’un microcosme parisien quelque peu condescendant.

Ces pratiques sont aujourd’hui datées et dissoutes dans le gloubi boulga culturel ambiant et ne valorisent pas une vraie singularité, une vraie qualité.

Osons vanter le respect de l’identité de l’artiste pour vanter le respect de l’identité du territoire !

Osons la créativité, la sincérité de l’artiste pour relever et révéler l’authenticité d’un terroir !

Osons Le Silence Du Monde  pour découvrir la petite musique d’un lieu de résistances et d’engagements !